Récits de course à pied
Les 100Km de Millau le 23 Septembre 2006
Un énorme MERCI à Fabrice, mon suiveur ! Sans qui je n’aurais pas pu faire cette perf ! Il a fait preuve de patience, il a su être présent pour m’encourager et plein d’attention qui ont faire de cette course une belle revanche sur l’année dernière.
La course
Le célèbre 100km de Millau fêtait sa 35ème édition cette année. Plus de 1700 coureurs inscrits avoir une part du gâteau, ça donne le ton !
Distance : 100km
D+ : 1000
D- : 1000
Pour de plus amples informations voici le site officiel: http://www.100kmdemillau.com
La préparation physique
Dur d’enchaîner une préparation "nickel" après le CroMagnon, je comptais beaucoup sur les acquis de la préparation pour Cromagnon.
Juillet :
Une séance de seuil par semaine (seuil sur des distances entre 2500 et 3500m)
- 6 Heures de Rennes les Bains pour tester le rythme cardiaque et reprendre des marques en courant sur le bitume.
Du spécifique.
Août :
Peu de séance de qualité.
Une sortie de 6h le long du canal du midi (62 km).
Du spécifique et des séances au feeling pour se faire plaisir.
Distance parcourue (Début juin – Millau) : 1110.3 km
D+ : 3960
Deux arrêts (heureusement moins d’une semaine pour chaque) de fin août à la mi-septembre où j’ai calé quelques séances de VTT.
Le matériel
- NB 944 (650 km avant course)
- T-shirt respirant
- Casquette
- De l’eau
- 3 barres isostar multifruits
- Un K-way
- Un coupe-vent
- T-shirt respirant de rechange
- Frontale Petzl MYO XP
- 50cl de coca
- 1 sandwich au pâté
- 1 sandwich au fromage
Bien sur c’est Fabrice qui portait tout ;) Hormis les 5 premiers éléments de la liste, le reste était là pour me rassurer si j’avais un coup dur.
6h50 –En avant vers Millau ! Euhhh :shock: on a pas oublié ta selle ?
Heureusement non :tongue:
C’est sous un temps couvert que nous partons de Montpellier, sur la route on aura droit à du brouillard, de la :pluie: mais pas trop de vent ! Heureusement en passant le Larzac le temps se calmera !
8h30 – Retrait du dossard et préparation logistique
Au passage je vois Stéphane (on court la moitié du temps ensemble) qui vise en dessous entre 9h30 et 10h. Hop retrait :
- T-shirt à manches longues Mizuno de belle qualité (au choix Rouges ou Bleu) :thumleft:
- Un agenda papier pour noter ses entraînements quotidien
- Un bon pour le repas du soir
- 2 dossards (coureur, suiveur)
- 4 épingles à nourrices
- l’étiquetage pour un sac à Saint-Affrique
Un arrêt WC (comme c’est important ça ! ;) ) et pointage !
Demi-tour pour repasser à la voiture se préparer et le temps de venir au départ il est 9h20 ! Fabrice part vers Aguessac.
Bon tant pis pour le rendez-vous avec Erik et Phil, on se verra en course !
9h30 – Paradons dans Millau avant d’affronter le chrono
La fanfare :fête: démarre avec un peu de retard, je me suis bien placé (dans le 1er quart). Tout en avançant je finis par repérer Phil84 (héhé le T-shirt) on tchatche un poil jusqu’au départ, mais j’ai pas fait gaffe au changement de rue mais pas mal de gens ont coupé le virage en tête d’épingle et nous voilà plus loin dans la file … bon tant pis.
10h02 ou 10h03 – Pan !
C’est parti ! Enfin pas encore pour nous, je démarre mon chrono au passage de la ligne (au moins 30s de décalage) et ça piétine, je fais comme l’année dernière je prend le trottoir !
200m devant j’aperçois Phil, je sais qu’il vise autour de son temps de l’année dernière (9h37), pour moi c’est l’inconnu, je sens que c’est possible mais je préfère démarrer à mon rythme.
Les premiers kilomètres jusqu’à Aguessac
C’est un pur plaisir :joker: de revoir ce parcours (j’y vais de temps en temps pour aller grimper dans les gorges du Tarn), le temps est encore clément et tout le monde tchatche. Je finis par être sur le même rythme qu’une féminine (tant qu’à faire …), au passage je passe devant phil, j’me fais plaisir pas envie de me limiter.
Tout va bien, quelques km plus loin je passe Stéphane ! Bon ça y est j’ai mis mes deux repères chronométriques, à ce moment là je me dis que ça m’obligera à rester devant eux.
Depuis le 2e km j’ai commencé à boire et manger par petite quantité. :drunken:
Aguessac – Où est Fabrice ?
Il y a du monde ! Mais pas de soucis pour trouver mon suiveur, cette année je ne suis pas loin de la tête. Fabrice prend ma bouteille d’eau et nous voilà parti !
Je sens que j’ai accéléré (probablement au dessus des 12 km/h).
Les 10 premiers km - Le verdict
50m26s ! Très bien ! Je tiens le 12 km/h, le moral va bien, le physique aussi et la météo est toujours calme. Je ne compte pas m’arrêter avant 2h-2h15 donc vers le ravito du 25ème km.
Une goutte de pluie et un premier arrêt au ravito "Les Prades"
Tout se déroule bien, je ne me pose pas de question, je suis un peu en dessous de 5’ au km jusqu’au semi et je double régulièrement. Fabrice m’apporte tout ce que je lui demande, un suiveur exemplaire :DD !
Une première goutte tombe, il y a trop de vent pour que le temps reste stable, j’attend sereinement la flotte.
Très court arrêt au ravito "Les Prades", un verre d’eau et un peu de pain d’épice. Je n’ai pas chronométré les arrêts mais ça n’a jamais dépassé les 30 secondes au pire j’ai mangé en marchant.
La goutte avait plein de copines
Juste après le point photo (KM 25)
http://skaloba.free.fr/cap/Millau2006/Franck_30.JPG
Les trombes d’eau commencent ! Une seule chose me préoccupe : ne pas se refroidir.
Je reste en T-shirt de toute façon je serai mouillé, autant rester light pour sécher au plus vite. En passant à coté d’un autre coureur, j’entends ce dernier dire "Ils ont annoncés de la pluie de 13h à 22h". :face: Ca va pas de dire ça ;) Si c’est de cette intensité pendant 9h, ça va être dur de ne pas prendre froid !
J’évacue cette pensée, tout en traversant des grosses flaques qui traversent la route, ça y est mes pieds sont mouillés !
Ouf ça se calme !
Cet épisode pluviométrique finit par se calmer au bout de 15 min ! Les spectateurs ont désertés les bas-côtés de la route, je les comprend ! Déjà Fabrice à vélo commence à avoir un peu froid, je n’imagine pas quand on ne bouge pas.
Le retour vers Millau
Pas de soucis particulier suite à la pluie, je continue de rattraper des gens et je passe le marathon en [i]3h31[/i]. Hors de question de s’attarder dans la salle Victoire, je prend mon premier verre de coca et 2 p’tits sandwich au fromage :a table: (pour encaisser la montée du viaduc) et je repars doucement pour que ça digère.
Mon état d’esprit est bon, à partir de maintenant je dois juste tenir du 10 km/h pour finir en dessous des 10h ! Pour moi ça se résume à ne pas s’arrêter, ça devrait suffire. §(
La première montée sous le regard impérial du viaduc
La voilà, je la connais pour l’avoir faite en marchant l’année dernière ! Cette fois-ci j’irai doucement mais pas question de marcher. Et ça se passe bien ! J’ai du la monter à 9-9.5 km/h, ça suffit amplement pour garder des jambes.
La première vraie descente
Une petite photo au 50 en attaquant la descente
http://skaloba.free.fr/cap/Millau2006/franck_50.jpg
C’est la descente qui montre si vous avez mal aux jambes, je trouve qu’elle tape dure et moralement tu sais que tu vas la monter au retour.
Par contre j’ai toujours un plaisir fou à laisser dérouler dans les descentes, ça me fera un peu mal mais tant pis. :roll:
Quand ça va moins bien, mieux vaut ne pas réfléchir et s’alimenter
Le faux plat jusque Saint-Rome sera très monotone, j’ai un concurrent en mire (à 200m) et personne derrière moi, ça change carrément l’ambiance, c’est bien pour le chrono mais ça commence à me peser moralement :shaking: , surtout que la descente du Viaduc à pas mal durci les jambes, aie pourvu que ça tienne ! Comme je sens un coup de moins bien je m’arrête (30s) au ravito du Pont du Dourdou, pour un verre de coca et du pain d’épice. J’ai du mal à faire la discussion avec Fabrice, heureusement qu’il est patient et compréhensif :thumleft:.
Tiergues avant de plonger vers Saint-Affrique
A Saint-rôme, je ne prends pas le ravito. D’ailleurs j’éviterai au maximum les ravitos qui ne sont pas sur la "route", trop de temps perdu :dwarf: j’enverrai Fabrice faire le plein ;).
J’attaque donc la côte en courant au même rythme que celle du viaduc. Elle ne me fait pas peur, j’l’aime bien car elle est boisée, elle est en lacet ce qui devrait me donner un peu de vent dans le dos.
Par contre j’ai commis une erreur ! En envoyant Fabrice au ravito de St-Rome, je n’ai pas pris la peine de boire avant (il avait la bouteille sur lui) et il mettra bien 10 min pour me rejoindre ! Heureusement qu’il a l’habitude de rouler !
Au ¾ de la montée je passe le meneur des 9h, il a pas l’air bien :pale: Je sais pas trop quoi dire, je suis aussi limite … au final je ne dirai rien :confus:
Plongeon vers Saint-Affrique ou le début d’une course au point …
Cette descente est d’une longueur :affraid: ! Heureusement qu’elle représente l’arrivée à la moitié de la deuxième boucle. Pour assurer je m’arrête au ravito de Tiergues et j’entame calmement la descente, je m’attend à voir le premier remontant de Saint-Affrique (ça me fera du bien au moral de croiser des coureurs).
Il me faut quelques minutes pour "récupérer" vraiment de la montée de Tiergues, une fois fait je laisse dérouler ! Ca dépote bien sauf que le point de côté arrive ! Aie ! Aie !
Je respire au maximum pour le calmer, ouf ! il n’est pas encore trop méchant. Cependant je commence à avoir mal au milieu de la cuisse droite … il va falloir faire attention.
Beaucoup de concurrents qui remontent, ont des visages marqués ! Ca va être dur !
Saint-Affrique, son ravito, sa montée, ses bourrasques de vent et la croisées des coureurs
KM 70 – 6h01m56s de course - C’est excellent ! Je commence à souffrir mais il me reste 4h pour faire 28 km.
Arrêt au ravito pour la formule Coca + sandwich au jambon :ok: ! Je ne traîne pas j’embarque ça et je mange en marchant. Dire que l’année dernière je devais être en bas de la descente du Viaduc à cette heure là.
La montée commence rapidement beaucoup de coureurs m’encouragent, merci à eux ! Malheureusement le vent n’est toujours pas dans le bon sens, bon je n’y pense pas tout le monde est dans la même galère.
En montant je recherche de temps en temps des visages connus, je verrais Stéphane qui au passage me crie "Fonce pour les 9h !", mais pas de Phil, ni d’Erik.
En gardant "l’allure de montée", j’arrive fatigué mais non grillé au ravito de Tiergues (Coca + pain d’épice). J’y verrai d’ailleurs un gars rencontré lors du 6h de Rennes-les-Bains.
J’ai un tips pour descendre de Tiergues !
Le vent est fort à ce moment là ! (Ma casquette a même pris de l’avance sur moi) J’ai la chance :salut3: de l’avoir dans le dos sur la partie haute de la colline ! Je pense à ceux qui arrivent avec ça en pleine face !
Mon mal de cuisse me préoccupe et puis je trouve la solution sur le bord de la route : l’herbe !
Je ferais toute la descente de Tiergues vers Saint-Rome sur le bas coté droit, c’est énorme j’ai du descendre à 13/14 km/h, une bouffée de plaisir et d’adrénaline ! Et sans douleur à la cuisse, ni point de coté ! Joie ! Joie ! Les 9h sont possibles ! :super:
Joie et puis plus joie
Je profite de cet instant d’allégresse pour sauter le ravito de Saint-Rome ! Au passage Erik :planete joggin m’interpelle ! Ce fut rapide mais ça fait toujours plaisir ! (Ndlr : C’est vrai qu’à ce moment là j’étais vraiment bien Erik).
Je sais que je suis autour de la 30 ème place ! Ce n’est pas une motivation mais c’est bon de savoir que ça Karbure bien aujourd’hui.
Cette montée de régime n’est pas éternelle et le faux-plat vers Saint-Georges de Luzençon (Bas de la montée vers le Viaduc) me rappelle que les jambes sont fatiguées et que le point de coté n’est jamais vraiment parti.
Etant donné que ça ne va plus trop bien je m’arrête aux ravito du Pont du Dourdou pour la même chose (Coca + pain d’épice) et un arrêt vidange :dans les vaps: .
J’arrive à me forcer pour ne pas faire traîner l’arrêt, je pense aux 9h qui sont toujours possible, à la même phrase depuis le début "Si tu ne t’arrêtes pas s’arrêter inutilement, tu peux tenir les 10km/h".
Je ne parle plus du tout à Fabrice, il blague, il essaie de me faire boire, j’essaie de sourire mais en même temps c’est pénible j’ai envie de m’isoler pour gérer :bounce: . Si tu me lis Fabrice, ce n’est pas un reproche ;).
9h ! 9h ! 9h !
Ca y est je n’arrête pas de penser à cette heure fatidique. Mes calculs d’allure me montrent que ce sera juste ! C’est pourquoi je saute l’arrêt au bas de la montée du Viaduc.
Je passerai la montée lentement mais toujours en courrant, d’ailleurs le fait de monter me retire le point de côté. Je ne saute pas de joie mais c’est une délivrance.
Il y a moins de coureurs en sens inverse, le ciel est gris et le vent monte … Fabrice à une excellente initiative :merci: : il se met à rouler à 1 m devant moi ! Pour le vent ça ne changera pas grand-chose mais ça me permet de m’appuyer moralement sur lui.
La pénible descente vers Millau
De nouveau sous le Viaduc, Fabrice est parti en avant pour prendre des photos ! Il en fera une somptueuse :
http://img76.imageshack.us/img76/1966/franck95cb6.jpg
On dirait que j’ai le Viaduc sur les épaules ! ;)
Par contre j’ai mal, le point de côté me fait très mal mais je ne lâche pas prise, je sais que si je m’arrête de courir les jambes vont se durcirent et ça va être horrible de finir en marchant.
Heureusement avant le KM 95 il y a une cote de quelques centaines de mètres qui effacera la douleur du point de côté !
95 ! 96 !! 97 !!! 98 !!!! 99 !!!!!
KM 95 – 8h31m25s – Ca va être juuuuuuste !!
Ce compte à rebours est ignoble :evil: , les kilomètres sont à rallonge et impossible de faire 5 min au kilo. Et pourtant il me faudrait ça !
Fabrice continue à m’encourager ! Je pousse pour que ça tienne. Après le KM 98 un coureur me dépasse ! C’est de bon augure :thumleft: , j’essaie de l’accrocher et de gagner de précieuses secondes !
100 !!!!!
Impossible de le rattraper mais il m’a permis de passer sous les 9h (à ma montre bien sur ;)) Je suis super content de finir sur un chrono non planifié !
Je tarde un peu pour passer la ligne l’arrivée qui détermine le chrono final (je me suis retourné pour voir le chrono officiel), mais ce n’est pas grave je peux enfin relâcher la pression !!! [color=red][b]YES [/b][/color]!!!!!
http://skaloba.free.fr/cap/Millau2006/franck_100.jpg
Temps officieux : 8h59m55s
Temps officiel : 9h00m47s
Petite interview
Le présentateur me sort le temps de l’année dernière en me demandant si j’ai triché pour gagner 5h45, j’acquiesce :ok: et puis je lui explique :orchestre: les crampes de l’année dernière etc …. Bla bla !
Et je file m’asseoir avec mon diplôme :super: , la une du Midi-Libre et un grand sac de sport Mizuno.
Etat après-course
Des mollets tiraillés par des milliers de p’tites crampes, c’est pénible à encaisser mais j’attend que ça passe. 15 min plus tard je tremble et je n’arrive pas à arrêter le phénomène :froid: .
Et puis au bout de 30 min ça va mieux, le fait de parler un peu à droite à gauche, ça m’a détendu !
La récupération
Je finis en meilleur état que l’année dernière, c’est un gros point positif aussi !
3 jours après la course j’arrive à descendre les escaliers sans douleurs. J’irai courir un peu ou faire du vélo vendredi pour décrasser.
Temps de passage :
| KM | Temps | Cumul | Vitesse (km/h) |
| 10 | 50'26 | 11,9 | |
| 15 | 24'24 | 1'14"51 | 12,3 |
| 20 | 24'38 | 1'39"29 | 12,18 |
| 25 | 25'56 | 2'05'25 | 11,57 |
| 30 | 25'15 | 2'30'40 | 11,88 |
| 35 | 24'06 | 2'54"47 | 12,45 |
| 40 | 25'04 | 3'19"51 | 11,97 |
| 45 | 25'53 | 3'45"44 | 11,59 |
| 50 | 32'01 | 4'17"44 | 9,37 |
| 55 | 20'59 | 4'38"43 | 14,3 |
| 60 | 27'54 | 5'06"37 | 10,75 |
| 65 | 30'10 | 5'36"47 | 9,94 |
| 70 | 25'09 | 6'01"56 | 11,93 |
| 75 | 34'10 | 6'36"06 | 8,78 |
| 80 | 30'17 | 7'06"23 | 9,91 |
| 85 | 23'58 | 7'30"21 | 12,53 |
| 90 | 29'46 | 8'00"07 | 10,08 |
| 95 | 31'18 | 8'31"25 | 9,58 |
| 96 | 5'56 | 8'37"21 | 10,11 |
| 97 | 5'31 | 8'42"52 | 10,88 |
| 98 | 5'51 | 8'48"47 | 10,26 |
| 99 | 5'51 | 8'54"34 | 10,26 |
| 100 | 5'21 | 8'59"55 | 11,21 |
Ce qui s'est bien passé
- Le physique et le moral ont tenu
- Beaucoup de plaisir car je ne suis pas parti en voulant faire ce temps (hormis - de 10h) ou ce classement
Ce que je pourrais améliorer
- + de kilométrage pour éviter le point de coté
- + de séances au seuil et en "cote à la Millau"
- chaussures un peu trop usées (300 km max)
- se placer mieux au départ
- quelques erreurs d'"ordres" à Fabrice qui auraient pu me coûter cher...
PS : Je n’ai pas cité tout les moments où il pleuvait, tout simplement parce que j’étais tellement dans la course que la pluie me passait au dessus.